La santé, il n’y a rien de plus important et on dit souvent que cette dernière n’a pas de prix… pourtant, nombreux sont les Français à se priver de soins à cause du coût de ces derniers. Voyons comment réduire nos frais de santé, sans négliger cette dernière. 

Quelle part payez-vous chez votre professionnel de santé ?

Quand on va chez un professionnel de santé, qu’il s’agisse d’un médecin généraliste, d’un professionnel paramédical comme un podologue, ou un spécialiste comme un cardiologue ou autre oncologue, la majeure partie du temps, vous devrez payer ces derniers.

En effet, pour chaque type de consultation, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) a dressé une liste de tarifs en vigueur (« le tarif de convention ») que les professionnels de santé ne peuvent dépasser (sauf dans certains cas particuliers, mais cela peut tout de même être fréquent selon l’endroit où vous vivez). 

En plus de ce tarif indicatif, la CPAM (sécurité sociale), va également définir un pourcentage de remboursement, c’est-à-dire un pourcentage du tarif de convention définie que cette dernière va prendre en charge, à ses frais, à votre place. 

En général, le pourcentage de prise en charge de vos frais de soins par la sécu est de 50 à 70% (jusqu’à 90% en Alsace-Moselle). Cela signifie donc qu’une part doit être payée par vos propres moyens. 

Toutefois, quand le coût d’une consultation oscille entre 25 et 35€ et que certains soins spécialisés peuvent coûter plusieurs centaines d’euros (notamment pour les soins dentaires et optiques), il faut bien admettre que les dépenses vont commencer à atteindre des sommes non négligeables. 

Pour pallier ce problème, les assurances santés privées et autres mutuelles jouent un rôle de complémentaires dans la prise en charge de vos frais médicaux. Le but de ces contrats est de tout bonnement compléter la part du prix de votre soin / consultation non payée par la sécurité sociale.

Comment augmenter le taux de couverture d’une assurance santé ?

Il peut arriver, dans le cas où les tarifs ne sont pas contrôlés ou lorsque le praticien en question pratique le « dépassement des honoraires » que ni la contribution de la sécurité sociale, ni celle de votre mutuelle ne puissent couvrir l’entièreté de vos frais de santé.

Les mutuelles et autres contrats de ce type appliquent des remboursements en « pourcentage », ce dernier est lui-même exprimé en fonction du tarif de convention définit par la sécurité sociale. 

Plutôt que de vous l’expliquer avec un jargon technique, voici un exemple concret et chiffré.

Admettons que la CPAM définisse qu’un soin se doit de couter 10€ et que cette dernière vous rembourse 70% de cette somme. Si le praticien fait réellement payer 10€ pour ce soin, alors, la CPAM vous remboursera 70%, soit 7€. Vous devrez rembourser 3€ de votre poche.

Si votre mutuelle indique dans ses conditions qu’elle prend en charge « 100% » de ce type de soin, alors, cela signifie que la mutuelle remboursera le reste qu’il vous reste à charge, jusqu’à 100% du tarif défini par la sécurité sociale. En clair, dans ce cas de figure, la mutuelle considère que la sécurité sociale a déjà remboursé 7€, la mutuelle complétera jusqu’à atteindre 100% du tarif, elle vous remboursera donc 3€. Vous serez bien remboursé à 100% (70% par la Sécu, le reste, les 30% par la mutuelle). 

Maintenant, il ne faut pas oublier une chose : dans de très nombreux cas de figure, certains soins ou spécialistes exercent des prix supérieurs à ceux définis par la CPAM. Reprenons notre exemple de tout à l’heure, si le tarif de convention est toujours à 10€ mais que le praticien vous fait payer 20€, alors, dans ce cas, avec un contrat mutuelle « 100% », vous serez remboursé d’une manière similaire à notre premier exemple, soit 10€ (7€ sécu et 3€ mutuelle) et devrez payer 10€ de votre poche.

Pour pouvoir recevoir un remboursement plus complet, il faudra disposer d’une mutuelle avec de meilleures garanties. Une mutuelle remboursant à « 200% » dans ce cas de figure, pourra vous permettre de ne rien débourser, puisque la mutuelle pourra couvrir jusqu’à 200% du tarif défini par la sécurité sociale (et 200% de 10€, je vous le donne en mille, cela fait 20€).

Bien entendu, qui dit mutuelle ou complémentaire permettant plus de remboursements signifie mutuelle avec cotisations plus élevées. Mais alors, comment faire pour trouver une complémentaire pas chère et qui rembourse ? 

Comment réduire le coût de sa mutuelle ? 

Le prix des mutuelles en France fait régulièrement débat, il est vrai qu’avec le nombre d’acteurs sur ce créneau, les remboursements de la sécurité sociale de moins en moins performants et l’augmentation de la consommation des soins, il est très difficile de disposer d’une couverture santé qui n’augmentera pas ses tarifs d’années en années. 

Voici donc quelques astuces qui vous permettront peut-être de réduire le coût de vos cotisations :

  1. dComparer régulièrement des devis d’assureurs et de mutuelles
  2. Changer de contrat en adaptant les garanties à ses besoins de santé de l’année à venir
  3. Choisir un mode de paiement annuel des cotisations

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